Menhir

 

Un menhir est une pierre dressée, plantée verticalement en terre à la préhistoire récente (environ 3500 à 2000 av. J.-C.).

Certaines pierres plantées à la protohistoire (en France par ex.: menhir d'Ensérune dans l'Hérault et menhirs gaulois de l'âge du Fer en Bretagne) sont plus des stèles que des menhirs préhistoriques.

Les menhirs peuvent être implantée en isolé ou en alignement, parfois, plus rarement plusieurs menhirs peuvent être disposés en cercle, on parle alors de « cercle de pierres » ou de « cromlech ». La pierre peut être taillée (en forme de colonne, d'amande, de dalle anthropomorphe, etc.) ou avoir été plantée telle quelle, plus ou moins brute. Étymologie Ce terme a été construit à partir du breton maen, « pierre », et hir, « longue ». Cependant, le terme le plus utilisé en breton au XIXe siècle est peulven ou peulvan ("lieu à pieu", généralement compris comme "pieu de pierre"), mais le mot menhir était déjà attesté dans certains noms de lieux en Bretagne, comme Prajou-Menhir à Trébeurden. Dans d'autres régions de France, les expressions « pierre plantée », « pierre levée », « pierre longue » (en haute Bretagne) ou leur équivalent en langue régionale sont souvent présents sur les cadastres. Il semble que ce soit Théophile Malo Corret de la Tour d'Auvergne qui, le premier, officialise le terme « menhir », dans son ouvrage Origines gauloise. Celles des plus anciens peuples de l'Europe puisées dans leur vraie source ou recherche sur la langue.

 

L'origine et les antiquités des Celto-bretons de l'Armorique, pour servir à l'histoire ancienne et moderne de ce peuple et à celle des Français, publié entre 1792 et 1796. Son appellation « menhir » sera vite relayée par Pierre Jean-Baptiste Legrand d'Aussy (1737-1800). Le 7 ventôse de l'an VII (25 février 1799), Legrand d'Aussy fait, à l'Institut, une lecture de son ouvrage, Des sépultures nationales, publié par la suite en 1824, dont voici un extrait : « On m'a dit qu'en bas-breton ces obélisques bruts s'appellent ar-men-ir (1). J'adopte d'autant plus volontiers cette expression, qu'avec l'avantage de m'épargner des périphrases, elle m'offre encore celui d'appartenir à la France, et de présenter à l'esprit un sens précis et un mot dont la prononciation n'est pas trop désagréable. La nécessité où s'est vue la nation bretonne d'imaginer une expression pour désigner cette sorte de monument, semble annoncer qu'elle en avait chez elle une très grande quantité. (1) Ar-men-ir, littéralement la pierre longue. Ar, dans la langue bretonne, de même qu al dans la langue arabe, est l'article défini qui répond à notre le, la; le transporter dans notre langue en y joignant le nôtre, serait une faute, parce-que ce serait employer deux articles au lieu d'un. Je dirai donc menir, et non l almenir; de même qu'on dit le Koran, et non l alkoran. » (NB : L'orthographe de l'extrait est donnée telle quelle).